mercredi 9 février 2011

THE GIRL FROM IPANEMA


Cette plage a supplanté en notoriété la très célèbre Copacabana suite au succès de la chanson The girl from Ipanema, dans les années 70.
Pas grand chose à ajouter , les photos parlent d’elles-mêmes.
On tient bon , on ne cèdera pas à la chirurgie esthétique.








mardi 8 février 2011

JE M’ENVOLE AU PARADIS JE VAIS A RIO DE JANEIRO


Petit pincement au cœur en quittant Boipeba mais l’enchainement d’une multitude de moyens de transports pour rejoindre Salvador de Bahia (bateau rapide, taxi collectif, bus, ferry et taxi)  et la joyeuse perspective de retrouver Katia, Jerome et Charlotte pour une dernière soirée nous font oublier cette petite tristesse.
Et puis le lendemain nous partons pour … Rio de Janeiro donc tout va bien.
Nous quittons donc notre hôtel de Salvador de Bahia après peu de sommeil et trop de caipirinhas, ben oui soirée d’au revoir.
Vol pour Rio et 2 heures plus tard + 1 heure de decalage horaire ajouté à la montre, arrivée dans la ville mythique … boudu , purée, putain, hou là là là c’est genial.
Comme maintenant on est rôdés et radins , 1 heure de bus pour rallier la ville, et ça c’est déjà du bonheur.
Anouck s ‘endort, Gilles regarde, Sophie deplie sa carte et se fait decrire les endroits par une femme rencontrée dans le bus parlant un français du tonnerre.
On arrive chez notre logeur car à Rio nous n’avons ni pousada , ni hotel, mais bien un logeur qui s’appelle Michel, est Français, vit là depuis 40 ans et loge des gens dans sa maison moyennant petites finances, à mon avis le meilleur rapport qualité/prix trouvable ici où tout est vraiment cher.
 Il habite entre Copacabana et Ipanema (Rua francisco Sa) et là dejà ça plante le décor. Les 2 énormes plages de Rio.  Une petite impasse en pleine ville, une maison en bordel avec plein de tableaux inachevés , des chambres, des ateliers, un salon où tout le monde squatte. Ici c’est 1968,1969 et 1970 réunis.
Adresse donnée par jerome et katia qui nous ont bien degrossis sur les astuces de voyage.
On a une chambre minuscule, hyper bruyante et ou on meurt de chaud MAIS on a une terrasse sur laquelle Anouck dort sur un matelas plus petit qu’elle. D’ailleurs là elle dort. Donc…dehors.. On reste là 4 nuits puis ensuite on va chez l’ex-femme de Michel, Mireille qui a la maison d’à côté, pour 3 nuits de plus.
Michel est un peu autoritaire et nous envoie, à peine arrivés, au marché artisanal où il a un stand de vente de ses créations en etain. C’est au bout de la rue. C’est un chouette marché. Puis on descend sur … Ipanema qui est à exactement 3 minutes 30 à pied. Tous les dimanches la circulation est fermée sur le bord de mer et une foule dense déambule en rollers, velo, skate, footing ..
On longe Ipanema jusqu’à Arpoador (pointe rocailleuse separant Copa de Ipa et vue imprenable sur l'entrée de la baie) pour assister  et au spectacle quotidien et inlassable, le coucher du soleil, applaudi cette fois par tous ces gens autour de nous.
En photo donc nos premières impressions de Rio, il manque juste le super steak frite du soir, un vrai bonheur !








vendredi 4 février 2011

BOIPEBA : MERCI CAROLE ET WILLY !

Nous avons longtemps tergiversé sur l’ endroit ou se poser sur cet archipel composé de quatre iles  lovées dans la baie de Valencia, elle même accrochée au Sud de la baie de Bahia. Dans notre imagination c’était quelques îles au large de Salvador. Mais pas du tout… La baie de Salvador de Bahia est tellement large qu’il faut 4 heures pour faire le tour en voiture et cet archipel est enlacé de rivières et bras de mer. Sur l’eau, en bateau, on est perdus et seulement la lecture d’une carte permet de comprendre.

Il y a en fait deux destinations sur cet archipel : Morro de Sao Paulo, modeste village de pêcheurs autrefois,  devenu le St Trop de Bahia d’ après les guides et Boipeba sur une autre île, pas encore envahie par le tourisme. Nous prenons bien sûr la deuxième option, aidés par les conseils de Carole et Willy avant notre départ.
C’est donc à Valencia sur la côte au Sud de Bahia que nous sommes arrivés à 8h 30. Quelques hésitations sur le choix du bateau, un p’tit déj dans un bar local sur le port et nous voilà  sur un bateau  rapide d’ une dizaine de places sur des rivières ou des bras de mer à rechercher l’ océan que l’on trouve au bout d’ une heure. Nous  étions en fait toujours près de la mer mais circulions entre des îles… Nous accostons dans un petit village avec les clichés qui ici n’ en sont plus : joli port avec quelques bateaux  petits et colorés, des maisons en bois au bord de l’eau, des plages de sables bordées de cocotiers , des enfants qui jouent dans l’eau, pas de véhicules du tout, des chevaux qui tirent des carrioles, des brouettes qui emmènent les bagages dans le sable ( pas d’autres moyens,  ou les porter !!!), le soleil qui chauffe très fort vers midi….
On s’ installe dans la plus agréable Pousada de notre périple, Santa Clara. Des bungalows dans une végétation incroyable à 100 mètres de la mer. En fait sous ces climats la simplicité liée à la nature suffit pour rendre les éléments beaux.  Tenu par un Américain installé au Bresil depuis 30 ans et qui parle français, charmant, qui prend le temps de nous expliquer la vie de l’île et les sites  à voir etc etc . Pour la première fois Anouck a sa chambre, elle devient copine avec une Argentine, Amalia, et passe une matinée à faire de la peinture sur céramique. Car c’est une petite  activité de la  Pousada que de peindre et vendre des ceramiques.
 
On restera 6 jours, à ne pas faire grand chose et à constater que cela nous aura pris 3 semaines d’accepter de ne rien faire mais que maintenant nous y arrivons bien et que l’ on trouve du plaisir dans des choses insoupçonnées d’une infinie simplicité…. De longues marches les pieds dans l’eau seront ici la seule vraie activité. Une petite journée de fête le 02 fevrier : Iemanja divinité de la mer du candomblé est fêtée à coup d’offrandes jetées en mer, de danses, de transes, les bahianais vêtus de blanc. Une petite roda de Capoeira hier soir se terminant par des danses endiablées. Anouck nous demande de préciser qu’une des capoeristes est tombée sur le dos. Ce que l’on adore ici c’est que c’est juste le bon niveau de developpement touristique : petits villages vraiment habités, plages occupées discretement par les Pousada et quelques touristes à peine, venus chercher, comme nous, la vie du Bresil dans des dimensions humaines et dans un cadre fééerique.












Mention speciale à la plage et au bourg de Moréré où on arrive après de 2 heures de marche à marée basse (car traversée de la mangrove) ou en tracteur ou en bateau pour trouver une eau insolemment chaude. Quand Anouck y a mis les pieds elle est sortie en nous disant qu’elle ne se baignait pas car trop chaude. On s’est dit que la demoiselle devenait difficile. Quand on y a mis les pieds les 38 voire 40 degrés de l’eau nous ont mieux fait comprendre …. C’etait TROP chaud ! Mais on s’y est fait tout de même et nos longues baignades en témoignent.

Un grand merci à Carole et Willy pour ce tuyau et pour l’adresse de la Pousada : Charles est vraiment un type adorable, accueillant et on se sent chez lui comme chez nous. D’autant qu’il nous a donné une chambre absolument extraordinaire, immense et qu’on mange hyper bien chez lui. Une etape super bien venue après les rando de la Diamantina.
Pour nous Boipeba arrive en tête des lieux visités et la pousada avec ! A visiter de toute urgence avant que ça ne devienne vraiment touristique.

Anouck : J’aime bien faire de la peinture avec les gens de la pousada sauf que c’est à côté d’un gros chien qui sent très mauvais et qui ne bouge jamais ; Avec Amalia c’etait bien parce qu’on allait à la plage mais maintenant elle est repartie en Argentine. On a vu des gros oiseaux noirs qui ressemblaient à des vautours. Sur la plage ils mangeaient une tortue de mer qui etait morte. Mes amis me manquent et j’ai surtout envie de voir Agathe et Nina.



mardi 1 février 2011

LA CHAPADA DIAMANTINA (etat de Bahia)


C’est notre première veritable incursion dans les terres, toujours dans l’etat de Bahia, à 400 kilomètres de Salvador.
La Chapada Diamantina est un parc naturel montagneux et strillé de rivières et de cascades. Il fait penser aux cirques de la Reunion avec ses différentes entrées. Moins de dénivelés cependant. Il a été connu au Bresil pour ses diamants et la culture du café. Au 19e les chercheurs de diamants ont afflué. Désormais c’est un lieu de randonnée.
Après un long voyage de plus de 8h  en bus le Samedi 22 Janvier entre Salvador et Lençois, nous arrivons vers 23h. Le responsable de la Pousada qui devait nous attendre n’était pas là et nous voilà donc partis dans cette petite ville encore très animée, ce samedi soir, à la recherche de notre pousada à pieds car pas de taxis. Avec bagages et enfants encore endormis en descendant du bus. On trouve avec l’aide des gens du village le pousada Rita. On frappe à la porte, personne. Sophie passe par le jardin, entre dans la pousada et ouvre la porte d’ entrée. Toujours personne. On trouve 2 chambres vides et ouvertes. On s’ installe, on couche les enfants et Gilles retourne dans le centre du village acheter la fameuse bière locale très légère, la Skol, que l’on savoure avec Jerôme et Katia dans le jardin.La propriétaire vient nous engueuler et le lendemain se montre vraiment pas agréable, on change de pousada (Duendes). Après cela on décide d’aller faire une première balade vers le bassin Tibeirao do Meio situé à 45 minutes à pieds par la forêt clairsemée d’ espaces rocheux . A mi-chemin une averse tropicale nous  tombe dessus. Trempés  en quelques secondes on décide de continuer même si Anouck  est un peu effrayée par la violence de la pluie qui lui tombe dessus. Nous nous baignons dans cette piscine naturelle aux eaux rouges colorées par le fer de la roche après quand même avoir essorés nos vêtements pour le retour…..
Le lendemain , du village de Lençois où nous logeons (Pousada Duendes, très bof) pendant 4 nuits , nous faisons une petite randonnée au départ le long d’une rivière ferrugineuse et à la recherche d’une cascade qu’on n’a jamais trouvée.
Il faut dire que les sentiers ne sont pas du tout balisés, notamment pour promouvoir le système de guides, assez onéreux il faut bien le dire.
Néanmoins  notre balade en autonomie avec Katia, Jerôme et Charlotte etait belle et agréable.
Puis nous avons loué une voiture tous les 6 pour aller se baigner dans une grotte souterraine où l’eau est extrêmement pure. Nous n’avions jamais fait cela. L’eau est d’une clarté limpide et on se baigne dans la quasi obscurité puisque la grotte n’est éclairée que par un petit puits de jour. Dans la même journée nous avons visité un ancien village de chercheurs de diamants, Igatu, ruines magnifiques dans un site grandiose.
Petit musée au passage , on reste rarement plus de 10 minutes car tous les musées visités etaient jusqu’à présent petits et peu fournis.
Le 3 eme jour nous nous sommes accordés une journée de préparation pour un trek de 3 jours dans la vallée de Paty, au milieu de la Chapada Diamantina.. Divers achats car nous sommes très peu équipés pour des températures inferieures à 25 degrès, de plus il pleut un peu tous les jours dans ce parc (soit le matin, soit le soir, soit les 2) donc nous achetons des ponchos et autres petits trucs…
L’organisation est poussive car la Posada, qui en est chargée, est vraiment peu compétente. Nous prenons une mule pour porter les sacs et eventuellement mettre Anouck ou  Charlotte dessus en cas de fatigue mais apprenons au dernier moment que les mules ne font pas route avec nous et donc pas possible que les enfants en profitent.
Au dernier moment egalement se rajoute un couple de canadiens à notre groupe de 6.
Le guide semble sympa, nous le rencontrons la veille du départ. Or, apprenant le matin de notre départ qu’il y a 2 personnes de plus il semble énervé et ne deviendra plus aimable que vers la fin du périple au bout de 3 jours !
Il va à l’arrache reveiller un copain à lui , guide aussi pour nous accompagner puis nous partons en voiture pour une des entrées du site (1 heure de route+1 heure de piste pour atteindre Guinée).
Le premier jour il nous fait marcher très vite et la rando qui devait faire 5/6 heures ne fait que 2h40 de marche effective. Il trouve que nous n’allons pas assez vite avec Anouck. Du coup Gilles la porte dans une montée abrupte et  l’assiste pas mal. Tout ça pour arriver plus vite…
Peu importe ce parc national est magnifique. Chaque jour nous pique niquons au bord de rivières ou de cascades dans lesquelles nous nous baignons. Le dernier jour la Cachoeirao (chute de 270 metres) est particulièrement belle et impressionnante et débouche sur un paysage extraordinaire.
Nous dormons les 2 nuits dans un petit hameau sommaire à environ 1 100 metres mais très sympa. A part des araignées de 3 centimetres (le corps seulement !) l’endroit est accueillant.
Nous essayons de discuter un peu avec notre guide mais il se montre fermé, avare d’info et d’explications en tout genre. Il fume pétard sur pétard ce qui ne favorise pas trop la communication (ni la confiance qu’on peut avoir en lui en cas de problèmes !). les rando ne sont globalement pas faciles car le terrain est boueux et glissant et les montées et descentes très abruptes.
Avec Gilles nous avons hésité à rebrousser chemin le 2 eme jour et regagner le hameau en attendant les autres car il etait obligé de porter Anouck sur son dos et glissait parfois dangereusement. Pour ma part j’enchainais les chutes dans la boue ce qui inquietait Anouck…bref petit manque de sérenité comblé heureusement par la beauté des lieux.
Le dernier jour nous avons fini par 6 heures de marche effective qu’Anouck a assumées à 70%, elle a été vraiment bluffante de volonté et  de bonne humeur pendant tout ce périple pourtant pas facile pour elle.
La petite Charlotte, elle, portée dans un sac à dos par Jerôme, n’a pas bronché non plus malgré parfois des passages un peu douteux d’escalade ou de cochon pendu au dessus d’une rivière.
La pluie, que nous redoutions par dessus tout, vu l’etat des sentiers et la presence des enfants, nous a laissées à peu près tranquille puisqu’il a plu la matinée et la soirée du 2eme jour, seul jour où nous n’avions pas d’imperatifs horaires de départ et d’arrivée.
De retour à la Pousada je n’ai pu m’empêcher de faire un point assez ferme à la gérante sur les compétences relatives des gens du bureau et du terrain … cela m’a fait du bien.
Une semaine passée dans la Chapada Diamantina, cette semaine est passée extrêmement vite. Nous avons adoré cet endroit qui meriterait de s’y attarder une semaine de plus mais pour la première fois depuis le debut de notre voyage nous n’avons plus le loisir de nous alanguir, la fin se rapproche ce qui ne nous rejouit pas.
Samedi soir nous quittons Jérôme, katia et Charlotte  après 10 jours ensemble. Petit pincement au cœur. On se reverra en France, c’est sur, à partir de mai après leur retour, mais cela fait drôle quand même. On se croisera peut etre une soirée la semaine prochaine à Salvador de bahia. En tout cas c’etait une belle et bonne rencontre. Pour les filles aussi cela signifie la fin de jeux permanents à longueur de journées.
Nous prenons un bus de nuit (non sans inquietude vu les recits de hold up nocturnes entendus), arrivons à 4h du matin dans une gare routière de ville sans interet (Feira Santana) puis reprenons un bus à 5h30 pour Valencia avant de prendre un bateau pour l’ile de Boipeba.
La perspective d’une nuit un peu bizarre amusait Anouck mais après 6 heures de marche sous le soleil cuisant et 2 heures de voiture pour rentrer de la rando , elle s’ecroule dans premier bus à 23h30 puis dans le second à 05h30 sans demander son reste. Elle se reveillera au bord de la mer, au sud de l’etat de Bahia.