lundi 10 janvier 2011

OLINDA : O LINDA !

3 jours que nous sommes à Olinda, ville de 400 000 habitants quasiment collée à Recife (2,5 millions d'habitants) toujours dans le Nordeste, Etat du Pernambuc sur la côte. Les guides disent que la premiere est le pendant culturel de la seconde.
 En tout cas nous y resterons 3 jours de plus : la ville est très belle avec ses façades multicolores datant du 19 eme siecle, ses rues pavées en pente (en très forte pente pour certaines) et surtout sa musique ... partout , tout le temps, faite par tout le monde.
Vendredi, jour de notre arrivée, nous avons déambulé dans la ville derrière un groupe de Serenade (quelques guitares, des banjos, une flute traversiere et un violon) mené par un chef d'orchestre et suivi par une centaine puis un millier de gens dans les  rue de la ville. Tout le monde chantait et dansait des airs populaires. C'etait vraiment super, emouvant, gai etjouissif. Quelle bonne idée le vendredi soir en sortant du boulot d'aller chanter dans la rue, ça doit faire du bien (oui car sortir du boulot le vendredi soir, je ne me rappelle plus comment ça fait).
On s'est arrêté dans une rue ou un genre d'epicerie transformée en bar hebergeait un groupe de forro traditionnel, une ambiance incroyable.
On a pu trainer, Anouck dormant dans la pousada hyper centrale gardée par une équipe de choc.
Samedi : découverte de la ville (de belles églises et des musées), musée des marionnettes de carnaval avec Anouck puis flaneries sur les places où les gens viennent en groupe répéter les choregraphies et morceaux qu'ils joueront pour Carnaval. Ambiance assurée. Nous sommes montés tout en haut de la ville où chaque jour se tient un marché où l'on grignote crêpes de tapioca et acarajé (des genres de beignets fourrés de crevettes, de crudités, de sauces etc...) surtout au moment du coucher de soleil car c'est là que l'on voit au loin la ville de Recife s'etendre à perte de vue ... et qu'on est contents d'être à Olinda.
On repasse par le bar/epicere où l'on sympathise avec une fille de Recife et 2 cariocas (habitants de Rio, hé, hé!). Anouck se met tout le monde dans la poche en quelques minutes.











Dimanche : 10h30 : la messe en chants gregoriens. Ensuite, du jamais vu. A partir de 10 h des groupes repetaient ici et là, à partir de midi des vendeurs ambulants commencaient à s'installer un peu partout. On s'est dit qu'on allait passer un joyeux dimanche familial et musical. En fait cela a été un raz de marée. A partir de 16 h des batuque et des groupes de samba jouaient dans les bars, des marionnettes defilaient sur les places , ca commençait à monter. Le patron de notre pousada, Arantes (qui parle un francais impeccable et nous l'en remercions) nous conseille d'aller rue Bonfim voir le défilé d'une parade entièrement vétue de blanc. On attend...longtemps. Puis ça démarre. entre temps des milliers et des milliers de gens s'additionnent dans les rues. En suivant cette deambulation on est pris dans un mouvement de foule un peu flippant mais avec notre fille sur les epaules de Gilles, les gens tentent de nous frayer un passage pour sortir de là. Nous y laissons tout de même 2 cartes bleues et quelques espèces. On nous avait prevenu de ne rien avoir sur nous, les pickpocket sont assez habiles. Ils ont même jeté ensuite nos cartes bleues devant notre pousada et le proprio les a récupérées, mais trop tard nous les avions dejà faites bloquer.
Je pense qu'il y avait peut être 30 000 ou 40 000 personnes dans les rues, peut être plus. C'etait une marée humaine qui s'insinuait dans tous les recoins de cette ville. Et c'est comme cela tous les dimanches de novembre à aout, en gros, avec evidemment un pic au moment du carnaval qui est le point d'orgue de tous ces préparatifs. On peut comparer cela (en affluence) aux fêtes de bayonne et autre sauf que le couvre feu est à 23 h, que du coup il n'ya pas des gens bourrées qui dorment partout.
Ce matin à 10h30 la ville etait toute propre. Il faut dire que les gamins (et les vieillards)  ramassent les canettes tout au long de la soirée pour se faire quelques sous car elles sont consignées.
















Lundi : blues à Recife. On y est allé, on a visité, on n'a pas aimé. Délabrée et triste elle ne nous a pas convaincue.
Notre pousada est geniale, une maison de 1800 au coeur de la ville avec un petit jardin luxuriant à l'arrière. Le proprio et son armée d'employés sont tous les soirs flanqués sur le perron avec des amis à ecouter les groupes qui jouent systematiquement aux abords. On se joint souvent à eux et ils veillent sur Anouck quand on s'eloigne un peu mais pas besoin d'aller trop loin. Ce soir par exemple j'ecris devant la fenêtre du premier en ecoutant un groupe de fevro qui joue dans un bar en bas. C'est un genre de fanfare avec chanteuses et sifflets. Les chanteuses (et danseuses ) ont en moyenne 60 ans (tout comme les paradeuses blanches). Serait-ce un pays où les femmes peuvent vieillir et s'amuser, voire même être regardées et admirées ? Tiens , tiens.
Gilles dit que je perds tout  sens critique en voyage mais vraiment Olinda j'adore (à part la perte des cartes bleues etc... qui m'ont rendue un peu parano). En plus c'est la ville d'Anouck, à qui tout le monde dit à longueur de journée : Que Linda ! Et demain c'est ici qu'elle prendra son premier cours de Capoeira.
Photos en vrac illustrant le propos.



Sophie

jeudi 6 janvier 2011

PRAIA DA PIPA : UNE ETAPE QUI NOUS PARTAGE

03 janvier 16h00 : arrivée à Praia da Pipa en onibus. Une rue de 2 kilomètres très commerçante et très fréquentée surplombe la mer. Nous prenons possession de notre bungalow situé dans un grand parc en plein village. Dès que l’on sort on est au cœur de l’animation mais à l’interieur c’est le calme absolu. Genial.
Le côté boutique/restau / bar / boutique/glacier / restau / bar nous plait moyen.
04 janvier : il pleut, à torrent, quasi toute la journée. On reste à la fenêtre ou sur la terrasse de notre bungalow toute la matinée à regarder nos mails, lire, faire faire des petits devoirs à Anouck. On sort enfin vers 13h et descendons sur les plages en bas de magnifiques falaises de sables roses  pétrifiés recouvertes d’une luxuriante vegetation.Nous arpentons la grande plage centrale pleine de gargotes et de monde et poussons jusqu’à une plage plus isolée ou nous dejeunons à moitié sous la pluie. Retour par le village. La balade etait sympa mais le village (grand) ne nous charme toujours pas.
05 janvier (bon anniversaire Philippe) : Il fait beau et chaud. Nous partons à marée basse (08h30) par les plages mais vers le Nord cette fois. Et là ravissement total. Nous accedons par les rochers à la baie des dauphins. Devant ce décor on croit voir sur la mer opale les caravelles portugaises et hollandaises qui un jour, au 16e siecle, se sont trouvées face à ces falaises abruptes, envahies par la végétation tropicale, face à cette plage immense  ponctuée de rochers qui semblent être de lave. Il est tôt, tout est clame, il n’y a personne ou presque, la mer est basse et nous commençons à voir une nageoire dorsale, puis 2, puis 5, un museau, un corps de dauphin. Il y a en tout près de la côte, ils sont tranquilles et ne sont poursuivis par aucun bateau promène touriste, en se baignant on peut s’en approcher un peu. C’est tout simplement fabuleux.
Nous traversons toute cette baie en regardant les dauphins puis accédons à la baie suivante, Madeiro, après une quinzaine de minutes de marche galère dans les rochers. C’est sublime. Un peu plus sophistiqué (une paillotte, une ecole de surfs et des loueurs de matelas, vendeurs de glace), il faut dire que contrairement à la baie des dauphins on peut accéder en voiture à un parking sur la falaise et descendre par un escalier alors que la precedente n’est accessible qu’à pied et à marée basse et n’offre que quelques sièges à louer avec quelques vendeurs ambulants.
Nous restons 2 heures à Madeiro avant d’aller visiter le sanctuaire ecologique qui est en haut de la falaise. C’est un parc privé dans lequel on deambule sur des petits sentiers et on y observe dans leur environnement serpents, oiseaux, dauphins (2 points d’observation) et les tortues vertes de mer (1 point d’observation). C’est vraiment super de voir les tortues passer sous nos yeux , plonger et reapparaitre dans une vague, on revoit des dauphins au loin.
Journée de rêve pour moi, Sophie.
On rentre à pied par la route, on aura fait une dizaine de kilomètres de marche et Anouck a super bien marché . Les Brésiliens sont vraiment sympa. Nous voyons marcher au bord de la route ils s’ arrêtent pour nous prendre dans leur voiture.
Le soir on trouve un resto super bon dont le chef est un américain tout droit sorti d’un roman de Kerouac : doué, déjanté, avec une vie à tiroirs. On goute du vin chilien, bon, mais plus l’habitude, mal à la tête !
06 janvier : il pleut mais modérement. On repart à la baie des dauphins à 09h espérant recroiser les mammifères. Le ciel est gris , la mer est gris vert, quasiment plate, toute chaude, il pleut et la plage est très belle. Il y a quelques baigneurs que l’on rejoint et les dauphins sont là.
Il y a 2 kayaks de mer à louer sur la plage. On se rue sur l’un deux et une fois sur l’eau c’est un vrai ballet de dauphins, seuls ou en groupe, parfois à 2 ou 3 mètres de notre embarcation. C’est vraiment  génial, Anouck est excitée, a un peu peur et est super contente, nous aussi.
Il se met à pleuvoir fort. On rend le kayak et on reste dans l’eau chaude où quelques dauphins reviennent parfois. On rentre trempés sous la pluie qui tombe de plus en plus, il n’est que midi mais notre journée est déjà fabuleuse.
Gilles fait grève mais en substance il est content que l'on quitte les plages demain pour Recife et Olinda, des villes où il a des choses à visiter et de la musique à écouter.
Sophie

Je voulais dire que le kayak s’est renversé sur moi en arrivant près de la plage. C’etait chouette parce que il y avait des dauphins tout près de nous et aussi on s’est baignes sous la pluie, c’etait rigolo.
ANOUCK








mardi 4 janvier 2011

NATAL : UNE VILLE A TAILLE HUMAINE

Mardi 4 Janvier 2011

Nous sommes arrivés à le Dimanche 2 à Natal, ville de 800 000 habitants qui s' étend le long de la mer et qui finit au Sud par une zone touristique et commerciale très connue appelée Ponta Negra.  Où nous avons dormi . La ville, plutôt calme avec peu d' activité  n' a pas grand intérêt. Le côté très sympa était la rencontre avec Elisa, brésilienne parlant français et qui travaille à la télé/radio de l'université.  C'est Magali des Bombes qui nous a mis en contact avec elle et cela nous a été très précieux.
Elle nous a fait découvrir sa ville natale (et Natal !) où elle a toujours vecu. Nous a parlé et fait écouter de la musique, nous a donné plein d'informations sur l'histoire, la société, la politique au Bresil. Nous a fait decouvrir des specialités culinaires, fait visiter le fort des Rois Mages construit par les portugais en 1598. Natal etait la ville d'arrivée des colons.

Bref un grand merci à la très chouette Elisa qui nous a rendu Natal encore plus charmante qu'elle n'est avec son superbe pont, son immense riviere, son littoral et ses forets protégées.







samedi 1 janvier 2011

BONNE ANNEE DE GALINHOS

Galhinos est vraiment paumée : compliqué d'y aller comme d'en partir. Très peu d'hebergements , des deplacements en charrette et toujours des Kite surf qui sillonnent la mer.
Le sable y est blanc et la plage est le centre du village avec 2 ou 3 petites rues pavées avec des bancs d'architecture stalinienne, quelques epiceries.
Le nouvel an se prepare avec grande scene sur la plage (devant notre pousada) et journée de balances, dès fois qu'on aurait oublié comment c'est.
Le soir grande nouba avec tout le village venu pique niquer sur la plage et danser au son des basses.
On reste jusque vers une heure du mat mais la musique continue jusqu'à 06h. C'est un groupe qui fait des reprises de variété nous semble-t-il, ou alors ils sont très connus à Galinhos parce que les gens connaissent les chansons par coeur. ou alors c'est du forro maintenant qu'on a vu qu'il en existait des formes multiples et variées. Notre formation à Arnaud Bernard nous laissait penser que le forro etait fait avec certains instruments mais en fait il est décliné à l'envie avec claviers, guitares etc... seul le rythme reste.
Quelques joutes de capoeira dans les rues, c'est toujours fascinant de voir ces duels dansés.
Galhinos nous semblait être le bout du monde hyper sauvage et tranquille et en arrivant, surtout un 31 decembre on a trouvé que c'etait magnifique mais un peu réservé à quelques happy few. ca reste une belle étape.
Le 02 nous quittons Galinhos pour Natal : une charrette à chevaux + un bateau pour traverser le bras de mer + une voiture d'un particulier qui nous amene à un village situé à 20 kilometres + le bus (Onibus ) qui s'arrete tous les 5 kilometres et nous arrivons à Natal où nous ne manquerons de completer notre etude des transports par un taxi et un bus de ville !
Les trajets en onibus sont chouettes parce qu'on y voit vraiment la vie des gens des villages.
La route est bordée d'enormes manguiers chargés de fruits , on s'en regale tous les jours ainsi que des ananas, papayes, pasteques, melons, goyaves, fruits de la passion ... c'est vraiment un délice.

Anouck dit : c'etait bien Galinhos parce qu'il y avait des anes et des chevaux qui tiraient les charettes.
On a vu un Bernard "Larmitte" et des crabes et on a ramassé plein de sacs plastique  sur la plage. on est allés beaucoup de fois à la plage et les vagues c'etait bien. C'etait genial parce qu'on a vu tout ça.










Nous sommes attendus à la gare routière de Natal par Elisa, une amie de Magali des Bombes, qui parle un francais merveilleux.

Une excellente année à tous :

LE VOYAGE EN BUGGY

2 jours de buggy par les plages, pistes et villages pour rallier Galinhos depuis Canoa Quebrada, environ 150 kilometres.
Départ à 06h30 du matin (marée basse) par les plages, lumière magnifique, gorges d'argile desquelles s'ecoule de l'eau pure, dunes, falaises, pêcheurs de langoustes, micro villages de pêcheurs, bac pour passer une rivière ....
Nous sommes en buggy avec Mario et Edenaide (très dur à prononcer en vrai Edjenaïtgche) qui nous ont organisé le truc, mais ils n'ont jamais fait ce parcours. Ils demandent souvent leur chemin notament pour savoir quand les plages sont pratiquables.
On s'arrête à 13 h à Ponte de Mel, au milieu de nulle part. Petite pousada sur la plage. Un serveur sympa, Bernardo, se joint à nous en fin d'après midi pour un coucher de soleil en haut des dunes et le soir il nous fait des super crevettes à l'ail.
Le lendemain matin départ 07 h pour les derniers kilomètres. On arrive sur le bras de mer en face de Galhinos. les derniers mètres se font en bateau puis en charrette à chevaux.
Galhinos, à 200 km de Natal, nous a été recommandé par une americaine qui a fait l'Amerique du Sud pendant 2 ans en moto avant de s'etablir au Bresil. C'est un village coincé  entre l'océan et un bras de mer que les bresiliens appellent Rio mais c'est pourtant bien la mer.















C'est une presqu'ile sablonneuse très isolée. le village est vraiment super. Nous arrivons en pleins préparatifs du réveillon le 31. Suite au prochain numéro.